Restauration des terres dégradées et gestion des déchets solides dans la Commune de YAKO, Province du Passoré

PRESENTATION DU PROJET

L’Association ZOODO du Burkina Faso mettra en œuvre le projet de développement intégré d’une durée de trois ( 3) ans, dans la commune de Yako, située à 110 km au nord-ouest de Ouagadougou, chef-lieu de la province du Passoré, région du Yaadga.

Le projet vise la restauration agroécologique de 540 hectares de terres fortement dégradées, répartis comme suit :

ü  200 ha en zaï,

ü  180 ha en demi-lunes,

ü  160 ha en cordons pierreux,

avec en complément le traitement des ravines et la production de 2 000 tonnes de compost issus de 100 fosses fumières.

Ces actions de récupération sont combinées à la promotion de l’agriculture durable et de l’agroforesterie, avec :

La pratique de la régénération naturelle assistée (RNA) sur 100 ha,

Le reboisement complémentaire de 18 000 plants agroforestiers et forestiers,

Et la mise en place d’une pépinière villageoise forestière, fonctionnant comme centre d’apprentissage communautaire en agroécologie.

Un site maraîcher d’un (01) hectare sera aménagé à Petit Samba, avec :

Clôture grillagée,

Forage équipé d’un système de pompage solaire,

Et 8 bassins d’irrigation, pour renforcer la sécurité alimentaire et l’autonomisation des femmes et jeunes producteurs.

Un renforcement de compétence en gestion et en matériels pour faciliter la mise en œuvre du projet

 

En activité connexe, le projet intègre la gestion et valorisation des déchets solides dans les quartiers de la commune de Yako, à travers :

Le renforcement des secteurs de collecte (appui en matériel),

La sensibilisation à l’écocitoyenneté,

Et la transformation artisanale des déchets en objets utilitaires, générateurs de revenus (dans le cadre de l’initiative locale "Ville propre").

 

Ce projet contribuera significativement à :

La lutte contre la désertification (ODD 15),

L’adaptation au changement climatique (ODD 13),

La sécurité alimentaire (ODD 2),

Et l’économie circulaire locale (ODD 12), tout en intégrant une approche inclusive, axée sur la participation des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables.

 

Contexte et problématique

La commune de Yako, située à 110 km de Ouagadougou, dans la province du Passoré, fait face à une dégradation accélérée des terres due à une combinaison de facteurs : pression démographique, pratiques agricoles extensives, changements climatiques, déboisement non contrôlé, et érosion hydrique et éolienne. Ces phénomènes ont entraîné :

ü  La perte de productivité agricole,

ü  La détérioration des écosystèmes locaux,

ü  Une insécurité alimentaire croissante,

ü  Et une augmentation de la vulnérabilité des populations rurales, notamment les femmes et les jeunes.

Dans les villages ciblés (Kolbila, Roumtenga et Petit Samba), les terres cultivables sont largement appauvries, dénudées ou ravinées. Les sols sont devenus peu productifs, et les pratiques agricoles actuelles ne permettent plus d'assurer durablement les moyens de subsistance des ménages.

 

De plus, la mauvaise gestion des déchets solides dans la commune de Yako constitue une source de pollution visuelle, environnementale et sanitaire, accentuée par l’insuffisance de systèmes efficaces de collecte, de tri ou de valorisation.

 

Pertinence du projet

Ce projet vise donc à répondre à ces défis de manière intégrée, en combinant :

La restauration physique et biologique des terres dégradées,

La sécurisation des moyens de subsistance par le maraîchage durable,

La promotion de pratiques agricoles résilientes comme l’agroforesterie et la régénération naturelle assistée (RNA),

Et une gestion responsable des déchets dans une optique d’économie circulaire et d’écocitoyenneté.

 

L’intervention contribue ainsi aux objectifs :

Nationaux : Politique nationale de l’environnement, PNDES-II, Stratégie nationale de gestion durable des terres (SNGDT), Plan stratégique d'adaptation de l'agriculture au changement climatique.

 

Internationaux : Objectifs de développement durable (ODD 2, 12, 13, 15), Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD), Accord de Paris, Agenda 2030.

 

Base de référence (situation de départ)

 

a) État des ressources naturelles

Plus de 540 ha identifiés comme fortement dégradés, notamment sur les plateaux et zones marginales de Kolbila, Roumtenga et Petit Samba.

Insuffisances et non maitrise des techniques de réalisation des ouvrages CES/DRS (zaï, demi-lunes, cordons pierreux).

Baisse continue des rendements agricoles (moins de 600 kg/ha pour le mil ou le sorgho sur sol dégradé).

 

b) Agriculture locale

Prédominance d’une agriculture pluviale vulnérable aux aléas climatiques.

Faible niveau de pratique de l’agroforesterie ou de l’agriculture de conservation.

 

c) Gestion des déchets

Déchets solides jetés dans la nature, surtout autour du centre urbain de Yako.

Absence de valorisation des déchets ou de sensibilisation structurée à l’écocitoyenneté.

 

 

d) Situation sociale

Femmes et jeunes sont sous-utilisés dans les dynamiques économiques locales malgré leur potentiel.

Taux de pauvreté élevé, accentué par la dégradation environnementale.